Samsung OLED S90F 65 pouces : notre avis complet

Le Samsung S90F en 65 pouces est le seul téléviseur de notre sélection où le noir est un pixel éteint. Pas de rétroéclairage, donc pas de halo lumineux, pas de fuite de lumière, pas de gris dans les scènes nocturnes.

Il ajoute un rafraîchissement à 144 Hz et des couleurs certifiées Pantone. Mais il impose une condition que beaucoup d’acheteurs découvrent trop tard : votre pièce doit pouvoir être assombrie. Voici pourquoi.

Notre notation

Notre notation détaillée

Samsung S90F 65"8.4/10
  • Qualité d'image×39.5
  • Gaming et fluidité×39.5
  • Son×26.5
  • Rapport qualité-prix×27

8,4 sur 10. Les deux meilleures notes de tout notre panel sur l’image et le gaming, ramenées par un rapport qualité-prix logiquement moins favorable et par le son, faiblesse commune à la catégorie.

L’OLED : ce que ça change réellement

Le principe diffère fondamentalement de tous les autres téléviseurs de la gamme. Sur un LCD, même Mini LED, une source lumineuse éclaire la dalle par l’arrière et des filtres colorent cette lumière. Sur un OLED, chaque pixel produit sa propre lumière et peut s’éteindre complètement.

La conséquence est immédiate : il n’y a ni blooming, ni fuite de lumière sur les bords, ni noir grisé. Le contraste est infini au sens strict, puisqu’un pixel éteint n’émet rien. Sur un générique de fin, sur des sous-titres blancs en scène nocturne, sur un plan spatial, la différence saute aux yeux face à n’importe quel Mini LED.

Les couleurs bénéficient par ailleurs d’une certification Pantone, que Samsung présente comme une première mondiale sur téléviseur, portant sur plus de deux mille teintes et une centaine de tons de peau. C’est un argument pour qui regarde beaucoup de cinéma.

La contrainte : la luminosité de votre pièce

C’est le point à trancher avant tout le reste, et il n’a rien à voir avec le budget.

Un OLED atteint une luminosité maximale inférieure à celle d’un bon Mini LED. Dans un salon avec baie vitrée orientée sud, télévision allumée en journée, l’image se délave et perd une partie de son impact. Un Neo QLED tient bon dans ces conditions ; l’OLED décroche.

Le raisonnement est donc inverse de ce que suggère la hiérarchie tarifaire : dans une pièce très lumineuse, un téléviseur moins cher fera mieux. Le bon arbitrage se fait sur l’orientation de vos fenêtres, pas sur la fiche technique.

Le gaming : la meilleure dalle de la gamme

C’est là que l’OLED cumule ses avantages. Le rafraîchissement monte à 144 Hz, au-delà des 120 Hz que réclament les consoles actuelles, et les temps de réponse d’une dalle OLED sont intrinsèquement plus courts que ceux d’un LCD.

Concrètement : pas de traînée derrière les objets en mouvement rapide, et un contraste qui rend lisibles les zones sombres d’un jeu — un couloir mal éclairé reste lisible au lieu de devenir un aplat gris. Pour un joueur, c’est la meilleure combinaison de la gamme Samsung à cette diagonale.

Le son, en revanche, reste le maillon faible commun à tous les téléviseurs plats. Prévoyez une barre de son, que le Q-Symphony fera jouer en complément des haut-parleurs du téléviseur plutôt que de les couper.

Points forts et limites

Points forts

  • Noirs absolus : chaque pixel s'éteint, aucun blooming possible
  • 144 Hz et temps de réponse très courts : la meilleure dalle pour le jeu
  • Couleurs certifiées Pantone, plus de 2 000 teintes validées
  • Contraste qui rend les zones sombres lisibles, en film comme en jeu
  • Vision AI et mise à l'échelle par intelligence artificielle

Points faibles

  • Luminosité maximale inférieure à celle d'un bon Mini LED
  • Inadapté à une pièce très lumineuse : c'est la contrainte décisive
  • Risque de marquage sur les images fixes affichées des heures durant
  • Tarif nettement supérieur à celui d'un Neo QLED de diagonale égale
  • Son insuffisant seul, comme tous les téléviseurs plats

À qui il convient

Le cinéphile

Films en soirée dans une pièce que l’on peut assombrir : c’est exactement le cas d’usage où l’OLED écrase toute la concurrence.

Le joueur exigeant

144 Hz, temps de réponse courts et contraste infini : aucun Mini LED n’égale cette combinaison sur les jeux sombres.

Pièce orientée nord

Peu de lumière directe : la principale faiblesse de l’OLED ne se manifestera jamais chez vous.

Pas pour la télévision en continu

Si le téléviseur tourne toute la journée sur une chaîne à bandeau fixe, orientez-vous vers un Neo QLED.

Les alternatives à considérer

Le Neo QLED QN80F est le choix à faire si votre pièce est lumineuse. Son rétroéclairage Quantum Matrix Core garde du contraste malgré la lumière ambiante, avec un blooming discret. Notre avis complet sur le QN80F détaille son positionnement.

Le QLED Q7F3 représente une économie substantielle, au prix du rétroéclairage zoné : ses noirs resteront grisés. C’est un choix raisonnable pour un usage diurne et un budget contraint.

Le panorama complet du format figure dans notre guide des TV Samsung 65 pouces.

Notez que le QN80F obtient une note globale légèrement supérieure. Ce n’est pas une contradiction : l’OLED domine sur l’image et le jeu, mais le Neo QLED convient à davantage de salons et se positionne mieux tarifairement. La meilleure dalle n’est pas toujours le meilleur achat.

Questions fréquentes

Le Samsung S90F vaut-il son prix ?

Si votre pièce peut être assombrie, oui sans réserve : c’est la meilleure dalle de la gamme Samsung à cette diagonale, avec des noirs absolus, 144 Hz et des couleurs certifiées Pantone. Si votre salon est très lumineux, non : un Neo QLED moins cher fera mieux dans ces conditions, car l’OLED atteint une luminosité maximale inférieure. L’orientation de vos fenêtres décide, pas le budget.

OLED ou Neo QLED en 65 pouces ?

La question se tranche sur la luminosité de votre pièce. Dans un salon avec baie vitrée orientée sud et télévision allumée en journée, le Neo QLED s’impose : sa luminosité maximale dépasse celle d’un OLED, qui se délave. Si vous pouvez assombrir la pièce et regardez surtout des films le soir, l’OLED domine largement avec ses noirs absolus et l’absence totale de blooming.

Le marquage OLED est-il encore un risque ?

Il est devenu rare en usage normal, les protections logicielles ayant beaucoup progressé : décalage de pixels, gestion de la luminosité des zones fixes, cycles de rafraîchissement automatiques. Le risque persiste toutefois sur une image fixe affichée des heures chaque jour, typiquement le bandeau permanent d’une chaîne d’information. Dans ce cas d’usage précis, préférez un Neo QLED.

Est-il adapté aux consoles de dernière génération ?

C’est même la meilleure dalle de la gamme pour cela. Son rafraîchissement à 144 Hz dépasse les 120 Hz que réclament la PlayStation 5 et la Xbox Series X, et les temps de réponse d’une dalle OLED sont intrinsèquement plus courts que ceux d’un LCD. Le contraste infini rend par ailleurs lisibles les zones sombres d’un jeu, là où un LCD affiche un aplat gris.

Que signifie la certification Pantone ?

Samsung présente ses téléviseurs OLED comme les premiers au monde à avoir reçu cette validation, portant sur plus de deux mille teintes et une centaine de tons de peau. Concrètement, cela signifie que les couleurs affichées correspondent à des références colorimétriques normalisées. L’intérêt est surtout perceptible sur les contenus cinématographiques et les visages, où la fidélité des carnations compte.

Faut-il ajouter une barre de son ?

Nous le recommandons, comme sur tous les téléviseurs plats. Une caisse de quelques centimètres d’épaisseur ne produit pas de graves, et les haut-parleurs orientés vers le bas étouffent les dialogues. C’est d’autant plus dommage sur un téléviseur de ce niveau, où l’image mérite un accompagnement sonore à sa hauteur. Le Q-Symphony fera jouer les haut-parleurs en complément de la barre.

Pour aller plus loin

Méthodologie et sources

Cet avis repose sur l’analyse des caractéristiques constructeur officielles du Samsung OLED S90F en 65 pouces et sur son positionnement comparé au sein de la gamme, et non sur un test en conditions réelles. Notre notation pondère la qualité d’image et le gaming à 3 points chacun, le son à 2 points, le rapport qualité-prix à 2 points. Consulté en août 2026.

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